Aaah, les revenus passifs en ligne.

Se réveiller chaque matin et faire le point sur les commissions que l’on a touchées pendant qu’on dormait en surfant de site en site.

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(j’adore. Je vous passe AdSense, je crois qu’on n’a pas le droit de partager)

« Passifs » est un mot surévalué sur Internet.

L’idée est plutôt de donner beaucoup de son temps au début pour ensuite seulement profiter des résultats récurrents que les efforts initiaux génèrent.

Le truc, c’est que des milliers de personnes se lancent à l’aveugle et s’étonnent de ne récolter que 10€ AdSense à la fin du mois.

Suite à un email envoyé par l’un d’entre vous, je me permets de répondre aux questions qu’il contient au travers de cet article.

1) Avoir une idée de niche, très bien. Mais comment estimer sa rentabilité ?

« Suivre sa passion » (et en vivre), l’objectif à atteindre, pas vrai?

Peut-être.

OU PAS.

La seconde option étant la plus probable.

J’adore binger sur Netflix, mais je n’en fais pas un site de niche pour autant, vous saisissez l’idée ?

Si vous êtes sérieux et souhaitez vraiment générer des revenus passifs sur Internet, il va falloir être plus pragmatique que ça.

Imaginons que vous ayez trouvé une thématique que vous adorez.

Sur le papier, c’est un avantage : la création de contenu n’en sera que plus simple et plus authentique.

Néanmoins, inutile de foncer et de créer une installation WordPress à ce stade : vous devez d’abord évaluer sa rentabilité.

Comment ?

Je ne prétends pas avoir la solution universelle, mais voici quelques techniques que j’utilise avant de foncer tête baissée :

  • Examiner les volumes de recherches des mots clés qui touchent à mon sujet. Ce n’est pas un critère définitif de choix, car 10 recherches par mois peuvent être ultra rentables, mais tout de même, cela donne une idée.
  • Séparer les mots clés « génériques » de ceux qui indiquent déjà une intention d’achat.
  • Voir qui est déjà positionné déjà dessus, si cela représente une grosse partie de leur trafic et si je peux leur « piquer » quelques rankings que je n’avais pas envisagés

Exemple, si je veux travailler sur une niche autour du fait de « maigrir vite » avec le logiciel SEMrush

Je regarde d’abord les volumes globaux et les recherches liées. Je tâte le terrain et explore, à ce stade.

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Puis je rentre dans le détail d’un site bien placé dessus pour voir quels autres termes peuvent m’intéresser. Le mieux est de trier par concurrence et volume, mais voici à quoi cela peut ressembler au début :

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  • Regarder ce que donne la longue traîne : aurai-je assez de sujets à traiter dans les mois à venir, sans tourner en rond ?
  • Voir si dans ce domaine, les ebooks et produits Amazon se vendent bien. Lisez aussi les reviews des produits pour voir ce qui a plu et, à l’inverse, ce que les acheteurs auraient aimé obtenir et n’ont pas eu (= potentiel pour vous). Notez tout, cela vous servira à affiner le copywriting de vos landing pages. Selon la niche et la langue visée, regardez aussi du côté d’Udemy et Reddit, pour voir.
  • Lister les forums ou communautés qui échangent sur ces thématiques. Si c’est le cas, c’est plus d’opportunités pour participer aux discussions et obtenir du trafic qualifié (notez que je n’ai pas écrit spammer).
  • Jeter un coup d’oeil sur la concurrence SEO sur des mots clés qui m’importent. Vous pouvez commencer simple en installant les extensions Moz et SEOQuake

NB super important: ne trouver aucun concurrent et aucun produit qui corresponde à votre thématique ne devrait JAMAIS vous pousser à hurler de joie « YEEEEES, cela n’a jamais été fait, à moi les € ! > pas de marché visible = potentiellement pas d’acheteurs. Les gens oublient souvent cela. C’est toujours un bon signe qu’il y ait de la concurrence dans un domaine. 

Alors certes, cela ne donne pas immédiatement de visibilité de somme précise.

Mon 1er site de niche ayant plutôt été un hasard, je me sers de mes données de base comme références, même si la niche est différente.

Imprécis ?

Oui. Mais c’est bien d’avoir un objectif à atteindre.

Exemple :

Avec X thème WordPress, pour 1500 abonnés newsletter, 20% de clics par envoi hebdo et 120 000 pages vues obtenues organiquement, avec un CTR Adsense de Y et un CPC de 0,29 (par ex), je peux planifier de gagner Z en temps de temps, depuis telle et telle source de trafic. 

A cela j’ajoute mon estimation de taux de conversion par programme d’affiliation (en commençant par 1% du trafic, puis en affinant les projections selon les 1ers mois), et j’ajoute le tout aux revenus AdSense.

Le jeu est ensuite de projeter différents scénarios d’augmentation de trafic et/ou de conversion (un simple tableau Excel ou Drive suffit) et de planifier une stratégie pour y parvenir.

2) Où j’en suis actuellement (répartition moyenne mensuelle)

  • Adsense : de 400 à 600€ / mois
  • Affiliation cumulée (différents programmes) : de 1100 à 1500€ / mois

Le reste varie selon la saisonnalité.

Donc en moyenne 1500 au minimum, avec comme objectif 3000 si possible.

(Nouveau blog de niche en cours de développement, à suivre. Inscrivez-vous à la newsletter si vous souhaitez recevoir les updates).

3) D’où viennent ces revenus ? De sites tiers uniquement ou de produits en propre ?

A l’heure actuelle, voici mes principales sources de revenus passifs :

  • Adsense
  • Affiliation (soit programmes en direct, soit par des plateformes de type Commission Junction, TradeDoubler, Zanox….)
  • Posts sponsorisés (très rare, mais je le mets quand même)

A l’avenir : 

Je développe actuellement une formation, car j’aimerais avoir mes propres produits plutôt que de vendre ceux des autres.

Vendre « juste » un ebook me paraît léger; cela marche peut-être pour certains, mais je souhaite proposer un système complet (modules ou séries de mails, exercices précis, supports textuels ou vidéos).

L’idée me semble plus qualitative et faire vivre une liste avec de vrais échanges est un joli défi.

Pour suivre un système précis et bien encadré de validation du marché et de création de produit, je suis la formation Zero To Launch de Ramit Sethi.

4) En combien de temps ai-je touché mes premiers revenus ?

Sur le 1er blog, très très (très) tardivement, n’y connaissant rien.

Maintenant, j’applique toujours les mêmes techniques et les 1ers clics publicitaires tombent dès les premières semaines.

Les clics d’affiliation sont toujours plus lents à obtenir de mon côté, mais dès que le trafic organique s’installe durablement, que la liste d’abonnés augmente et que j’atteins 4 ou 5 bonnes positions en Google 1 (pas forcément celles qui attirent 5000 personnes par mois, mais plus celles qui correspondent exactement à la recherche d’une poignée de visiteurs prêts à acheter), c’est parti.

De mon expérience perso (encore une fois, pas forcément représentative des « mega affiliés »), il me faut bien 6 mois avant de pouvoir me dire qu’une niche commence à bien tourner.

Conclusion

Qu’elle soit très précise ou non, une étude de marché même minimale doit vous permettre de valider votre idée de niche. Autant le faire avant d’investir du temps et de l’argent.

Une fois les bases posées, vous pourrez travailler sereinement (en suivant un vrai système de publication, de promotion et d’optimisation), sans avoir à vous demander tous les mois pourquoi il ne se passe rien en termes de trafic et/ou de revenus.

Et souvenez-vous, c’est comme le sport : JUST SHOW UP.

Et vous, comment vous y prenez-vous personnellement ? 

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous ou à poser vos questions.