« You talkin’ to me? You talkin’ to me? You talkin’ to me? Then who the hell else are you talkin’ to? You talkin’ to me? Well I’m the only one here. Who the fuck do you think you’re talking to? »

De Niro, Taxi Driver (1976)

source image: http://quotespics.com/

#1 – Ecrivez pour 1 seule personne


« Well I’m the only one here »


L’une des erreurs les plus courantes sur le Web est de vouloir écrire pour tout le monde.

Spoiler alert: en vous adressant à tout le monde, vous ne touchez personne.

Donc la prochaine fois que vous rédigerez un article, mettez-vous en condition:

  • Imaginez un fauteuil en face de vous, dans votre salon.
  • Qui y est installé? Qu’avez-vous à lui dire?

En écrivant ce post, j’ai regardé la personne assise à côté de moi. Je lui ai dit « hey, j’écris sur ce que Robert de Niro nous apprend en blogging » (haussement de sourcil). Maintenant, j’écris en me demandant ce qu’elle va retirer de l’article avant de cliquer sur « publier ». Faites pareil : écrivez à votre mère, votre meilleur pote, votre patron, votre client idéal, votre ami imaginaire , peu importe: écrivez avec une seule personne en tête.

Après tout, vous ne dragueriez pas la femme de votre vie en lui débitant des clichés romantiques utilisés (et usés) en chaîne sur des milliers d’autres femmes?

#2 – Ne soyez pas une mauviette. Vous êtes unique!


« Who the fuck do you think you’re talking to? »


Rien de pire que les blogs qui n’ont pas leur propre voix. On dirait une succession de communiqués de presse ou de vente en force de leurs produits et services. Argh!

L’équivalent numérique d’un verre de rosé dilué à la flotte, finalement.

Le pire, c’est si le blog multiplie en plus les chaînes de mots clés pour son référencement. En tant que lectrice, je n’y remettrai jamais les pieds.

Développez une identité forte et soyez reconnaissable. Concrètement, oubliez le jargon « corporate » si vous vous adressez à des consommateurs plutôt détendus, et faites des blagues osées si cela vous donne plus de chance auprès de vos clients cibles.

Si vos prospects sont plus formels ou que vous pensez avoir un produit « ennuyeux », cela ne vous empêche pas de développer une voix qui vous est unique.

#3 – Répétez, répétez, répétez (plus subtilement que ça)


« You talkin’ to me? You talkin’ to me? You talkin’ to me? « 


Très efficace dans le copywriting (écrire pour vendre), la répétition est un très bon levier de persuasion.

Si vous rédigez un article prenant position ou une page destinée à convaincre votre lecteur d’agir (acheter, s’inscrire, commenter), la répétition va vous aider à y parvenir.Je n’ai pas inventé ce principe: c’est la science qui l’a démontré.

Les travaux de Hugh Rank  (Teaching about public persuasion, 1976) soulignent à quel point nos cerveaux fonctionnent à partir de schémas: « Our brains are excellent pattern-matchers and reward us for using this very helpful skill. Repetition creates a pattern, which consequently and naturally grabs our attention. »

En quoi cela vous concerne-t-il lorsque vous écrivez pour le blog de votre société? Répétez votre idée ou message principal en faisant évoluer sa forme et intégrez-le naturellement plusieurs fois dans le corps du texte.

Radio, publicités TV, supermarché, achat sur Internet… nous sommes tous sensibles à la répétition d’une musique, de slogans, d’un message, d’images visant à influencer notre décision d’achat.

L’illusion de vérité est l’un des biais cognitifs les plus puissants en marketing (et en politique, etc.): plus vous entendez un message, plus votre cerveau a tendance a le concevoir comme vrai. 

Petite précision: cette technique marche surtout lorsque votre public est peu attentif.